Sur notre blog, nous parlons souvent de la pollution plastique qui menace nos océans. S’il est vital pour nous de les protéger, nous devons également faire attention à la pollution dans les sols. En effet, le rapport de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) suggère que le plastique contaminerait plus les terres dans lesquelles nous cultivons nos aliments que les océans.
Preuve scientifique
La directrice générale adjointe de la FAO, Maria Helena Semedo, a déclaré dans un rapport que : “Les sols sont l’un des principaux récepteurs des plastiques agricoles et sont connus pour contenir des quantités plus importantes de microplastiques que les océans”. Selon ce rapport, 12,5 la production végétale et animale en 2019 a entrainé l’utilisation de 12,5 millions de tonnes de produits en plastique (et environ 37,3 millions de tonnes pour les emballages alimentaires).
“Matériau bon marché”, “facile à transformer” et “polyvalent”, voilà comment le rapport décrit le plastique. En agriculture, on utilise les produits en plastique pour couvrir le sol, protéger et stimuler la croissance des plantes (serre).
Un problème grandissant ?
Il n’est pas surprenant que le rapport révèle : “les plastiques agricoles présentent également un risque sérieux de pollution et de nuisance pour la santé humaine et des écosystèmes”.
Nous savons que l’Asie est le plus grand consommateur de plastiques dans la production agricole, représentant environ la moitié de l’utilisation mondiale. En outre, en l’absence d’alternatives viables, la demande de plastique dans l’agriculture ne peut qu’augmenter. En effet, la demande mondiale de produits (les films de serre, d’ensilage) devrait augmenter de 50 % d’ici 2030.
Comment faire beterre ?
Nous savons que seule une petite fraction des plastiques agricoles est collectée et recyclée. On peut donc se demander quelle est la solution. Dans le rapport, il semble que nous pouvons apporter des solutions grâce au “modèle 6R” – refuser, reconcevoir, réduire, réutiliser, recycler et récupérer.
Il s’agit donc d’adopter des pratiques agricoles qui évitent l’utilisation du plastique. Par exemple, nous pouvons opter pour des alternatives naturelles et biodégradables. Ou encore, nous pouvons promouvoir les produits en plastique réutilisables et améliorer la gestion des déchets plastiques.
Et que pouvons-nous faire ? En tant que consommateurs, il est important d’acheter des produits locaux. Il est également important de prêter attention aux étiquettes et de choisir des aliments biologiques. De cette manière, vous vous assurerez de ne pas participer à l’aggravation de la problématique du plastique.
Références


