Chaque minute, l’équivalent d’un camion rempli de déchets plastiques est déversé dans les océans. Mais le plastique n’est pas seulement présent dans nos océans; nous le trouvons aussi dans l’eau que nous buvons. Et le pire, c’est que des microplastiques ont même été trouvés dans les placentas des femmes. Vous savez à quel point les plastiques sont dangereux pour les espèces marines, mais imaginez à quel point ils doivent l’être pour les bébés qui ne sont même pas encore nés.
Un danger pour la santé des femmes
Vous vous souvenez d’Emily Penn, la femme que nous avons mentionné précédemment, la cofondatrice de l’eXXpedition ? Eh bien, elle a étudié l’impact des (micro)plastiques sur la santé des femmes et leur toxicité. En effet, en 2014, elle a décidé de faire un test pour voir si les composants toxiques utilisés dans la production de plastique étaient présents dans son sang. « Sur 35 produits testés, 29 étaient présents [dans son sang] », déclare Emily Penn. Beaucoup d’entre eux sont des perturbateurs endocriniens qui imitent les hormones et déstabilisent ainsi l’équilibre chimique du corps. C’est alarmant, surtout pour les femmes enceintes, qui peuvent aussi transmettre ces polluants toxiques au fœtus, puis au bébé à la naissance via l’allaitement par exemple.
Elle s’est dit : « Wow ! C’est une question propre aux femmes », « pourquoi ne pas l’aborder avec une équipe exclusivement féminine? ». C’est ainsi que l’eXXpedition est née.
Un danger inconnu ?
Minuscules ou grands, les débris de plastique libèrent des produits chimiques nocifs pour notre santé, comme le bisphénol-A. Ils finissent par se retrouver dans nos océans et sont avalés par les poissons par exemple, qui à leur tour finissent dans nos assiettes.
Le fait est que la recherche scientifique sur l’impact du plastique sur la santé des femmes est assez rare. Prenons un exemple : certaines femmes peuvent souffrir d’endométriose, une maladie douloureuse, pourtant celle-ci est encore trop peu connue. C’est la raison pour laquelle, nous pouvons dire que les microplastiques sont un “danger inconnu”. En effet, il existe peu d’études sur le danger des (micro)plastiques sur la santé des femmes et de leurs enfants.
Comme faire beterre ?
Les petits pas ou gestes sont une partie de la solution à la crise du plastique. À notre échelle, apporter notre tasse à café, ustensiles de bambou, sac en filet ou acheter des aliments en vrac sont des habitudes qui font une différence.
Plus important encore, il faut faire attention aux produits que l’on achète et aux cosmétiques que l’on utilise sur notre peau. Il vaut mieux privilégier des marques sans plastique et opter pour des alternatives écoresponsables. Et, il faut toujours s’assurer qu’ils sont parfaitement sûrs pour notre santé et nos enfants.


